Maladie des griffes du chat: causes, symptômes, diagnostic et traitement

Maladie des griffes du chat: causes, symptômes, diagnostic et traitement
19 avril 2014 22:27

Se faire griffer par un chat est désagréable à bien d’égards. En effet, la griffure d’un chat est généralement douloureuse et susceptible de laisser une plaie selon le cas. Mais ce n’est pas tout, car se faire griffer par un chat comporte un autre risque, celui d’attraper la maladie des griffes du chat. Pour beaucoup de personnes, cette pathologie est encore totalement inconnue. Cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où il s’agit en fait d’une maladie émergente. Il importe donc que nous allions à la découverte de cette affection, histoire de mieux cerner ce dont il est question.

Qu’est-ce que la maladie des griffes du chat?

Encore connue sous les dénominations de lymphoréticulose bénigne d’inoculation et lymphogranulome bénin, la maladie des griffes du chat est une zoonose. Il s’agit en fait d’une infection, voire même d’une infestation qui se transmet naturellement de l’animal à l’homme. Il en existe un certain nombre.

La fameuse maladie de la vache folle qui il y a quelques années, était encore d’actualité est par exemple une zoonose. Idem pour la grippe aviaire de type A, également connue sous la dénomination de H5N1. C’est en 1950 qu’on a entendu parler pour la première fois de la maladie des griffes du chat. Elle s’est depuis développée et répandue sur toute la planète. Plusieurs personnes en sont atteintes chaque année dans le monde entier.

Aux États-Unis par exemple, on en dénombre 22000 cas chaque année, ce qui est tout de même assez impressionnant. La plupart du temps, c’est dans la période où il fait le plus froid dans l’année, c'est-à-dire entre septembre et avril, que survient la pathologie. Voyons à présent quelles sont les causes de la maladie des griffes du chat.

Les causes de la maladie

Etre en contact avec des animaux expose à un certain nombre de risques. On peut en effet très facilement se faire mordre ou griffer lorsqu’on n’y prête pas suffisamment attention. C’est de l’une ou de l’autre de ces situations que résulte la maladie des griffes du chat. Statistiquement, elle ne survient que dans 10% des cas suite à une morsure, et dans 75% des cas suite à une griffure. Il ressort donc de cela que les griffures en sont la principale cause. Mais cette maladie est-elle seulement provoquée par le chat ? C’est à cette question que nous allons répondre sans plus attendre.

Les animaux responsables de la maladie

Quand on s’en tient au nom de la maladie, il est aisé de comprendre qu’elle est provoquée soit par la morsure, soit par la griffure d’un chat. Le chat est donc le principal vecteur de la maladie. Elle atteint beaucoup plus facilement les chats errants. Ces derniers peuvent par la suite transmettre la maladie aux chats domestiques par le biais de leurs puces. Mais il semblerait que le chat ne soit pas l’unique animal responsable de cette affection. En effet, il se dit également que les chiens contaminés par des puces pourraient potentiellement transmettre ce mal. Ceci dit, il plane autour de ce vecteur de contagion une certaine forme d’incertitude, ce qui fait qu’il est plutôt difficile de confirmer la véracité de cette théorie.

Par ailleurs, il se dit également que les puces pourraient directement transmettre la maladie à l’homme en le piquant. Cet état de chose semble fortement plausible quand on part du principe que la contagion, qu’elle survienne du fait d’un chat ou d’un chien, est liée aux puces de ces animaux. Dans l’exploration des vecteurs de la maladie, une piste des plus étonnantes a été identifiée. Selon cette dernière, l’affection pourrait survenir suite à une griffure de ronce, d’épine ou d’écharde. En pareille occurrence, cette forme de contamination pourrait s’expliquer par le fait que ces objets aient été infectés. Ils serviraient alors de vecteurs mécaniques dans la transmission de la pathologie.

Voyons à présent quelles sont les personnes les plus susceptibles d’être atteintes par la maladie des griffes du chat.

Une maladie d'enfant

A première vue, s’il faut s’en tenir à ce qui a été dit ci-dessus, on pourrait penser que cette maladie est susceptible de toucher toute personne ayant été en contact avec un des vecteurs de contagion énumérés ci-dessus. Ce mode de pensée ne manque d’ailleurs pas de logique dans la mesure où cette maladie peut survenir à tout âge. Ceci dit, il se trouve qu’en fait, ce sont surtout les enfants qui sont le plus touchés par le mal. Mais quel est l’agent pathogène responsable de la maladie?

Une maladie bactérienne

La maladie des griffes du chat est d’origine bactérienne. Initialement, elle a été attribuée à la bactérie Afipia felis, du fait de sa présence au niveau des griffes du chat. Mais il a par la suite été constaté qu’en fait, cette bactérie n’infectait pas le chat. En clair, cela signifie que le chat ne sert en aucun cas de réservoir à la bactérie Afipia felis. Du coup, une éventuelle contagion du fait de cette dernière ne ferait du chat qu’un simple vecteur mécanique. Suite à ce constat, de nouvelles recherches ont été effectuées. Ce n’est que suite à ces dernières qu’on a pu isoler en 1989, Bartonella henselae. Il s’agit d’une bactérie de la famille des Bartonellaceae dont le temps d’incubation est compris entre 7 et 60 jours chez le chat. Mais Bartonella henselae n’est pas l’unique agent pathogène, car on retrouve aussi Bartonella clarridgeiae, bien que la maladie ne soit que très rarement liée à cette seconde bactérie. A présent que nous avons entre autre présenté les causes de la maladie des griffes du chat, il importe que nous apprenions à en reconnaitre les symptômes.

Les symptômes de la maladie des griffes du chat

Il n’est généralement pas évident d’identifier les symptômes de cette maladie. En effet, elle passe le plus souvent totalement inaperçue. D’ailleurs, il est très courant que les premiers symptômes ne surviennent qu’après la cicatrisation des griffures, ce qui rend leur identification encore plus difficile. Mais après un certain temps, les symptômes deviennent visibles.

Le premier de tous est l’apparition d’une papule. Il s’agit d’une sorte de bouton qui apparait au lieu d’inoculation. Cette papule peut disparaitre d’elle-même dans un délai compris entre 3 et 4 semaines, ce qui laisse supposer que l’organisme est parvenu à faire face à la maladie du fait de la présence d’anticorps d’une part, et d’un nombre relativement bas de microbes d’autre part.

Mais quand par contre le sujet griffé n’est pas immunisé, d’autres symptômes apparaissent plus tard. Il y a par exemple la lymphadénopathie. Quelques fois, la personne atteinte peut également souffrir de myalgies, c'est-à-dire des douleurs musculaires.

Outres les symptômes énumérés précédemment, il est également possible que le malade présente de la fièvre, et même des céphalées (maux de tête). Son état général peut s’altérer et il peut devenir anorexique, c'est-à-dire manquer d’appétit. En gros, une personne atteinte de la maladie des griffes du chat ne se sent pas bien, et cet état peut parfois la conduire à aller en consultation médicale afin d’être soulagée de ses maux. Tel est en gros ce qu’il est possible de dire à propos des symptômes de la maladie des griffes du chat. Voyons à présent comment procéder au diagnostic de cette maladie.

Le diagnostic de la maladie

Diagnostiquer la maladie des griffes du chat n’est pas la chose la plus facile qui soit compte tenu de son évolution plutôt discrète. Autrefois, un test cutané était demandé pour diagnostiquer la maladie. Mais compte tenu de certains facteurs tels que sa faible spécificité, sa faible sensibilité, et son caractère potentiellement infectant, il n’est absolument plus recommandé de nos jours. Ceci dit, il peut être relativement facile de procéder au diagnostique en présence d’un des symptômes énumérés ci-dessus. Si le malade a souvenance d’avoir été en contact avec un chat ou d’avoir été griffé le mois précédent, cela peut également être une excellente piste pour le médecin.

Ceci dit, pour procéder à un bon diagnostique, il est généralement recommandé d’avoir recours à plusieurs méthodes. Au nombre de celles-ci, figurent notamment:

  • Le diagnostic non spécifique: Ici, il est recommandé de procéder à quelques examens, notamment un ionogramme accompagné d’un bilan hépatique, ou une NFS. Il est aussi possible de procéder à la biopsie d’un des ganglions associés à la maladie, ce qui dans la pratique revient à en prélever une infime partie en vue de procéder à des analyses.
  • Le diagnostique spécifique: Ce diagnostique s’effectue sur la base de deux autres diagnostiques. Il y a dans un premier temps le diagnostique direct. Ce dernier est composé d’un certain nombre d’examens permettant de mettre en évidence la bactérie responsable de la maladie. Il s’agit de biopsies, cultures de sang, mise en évidence de la bactérie sur frottis sanguin et sur coupes histologiques. Mis à part le diagnostique direct, il y a le diagnostique indirect. Il est pour sa part constitué d’un certain nombre d’éléments. Nous pouvons par exemple évoquer l’un des plus notables, la sérologie, dont la sensibilité est très variable. Il s’agit sans nul doute d’un des tests diagnostiques de référence. La sérologie est généralement positive 1e semaine après l’apparition des symptômes. Elle révèle qu’un titre en IgG≥51 en IFI représente une valeur significative lors de la maladie des griffes du chat. En cas d’endocardites, le titre en IgG est de≥ 1/800. Il s’agit là d’une complication sur laquelle nous reviendrons un peu plus loin. Tel est ce dont nous pouvons brièvement parler à propos de la sérologie de la maladie des griffes du chat.

Ceci dit, s’il ne fallait retenir qu’une seule technique pour procéder au diagnostic de la maladie des griffes du chat à partir du ganglion, ce serait celle de l’amplification directe par PCR. Intéressons-nous à présent au traitement de la maladie des griffes du chat.

Maladie des griffes du chat, quel traitement?

Le traitement de la maladie des griffes du chat n’est pas standard. Il dépend de l’évolution du mal au niveau de chaque patient. La plupart du temps, des antibiotiques peuvent être administrés. Ces derniers doivent généralement être dotés d’une bonne pénétration intracellulaire et posséder des concentrations minimales inhibitrices inférieures à 0.125 mg/l.

L’azithromycine, l’érythromycine, les tétracyclines, la clarithromycine, la rifampicine, ainsi que les céphalosporines de troisième génération remplissent notamment ce critère. Ceci dit, la réponse aux antibiotiques varie fortement en fonction du statut du patient. S’il est immunocompétent, les antibiotiques n’ont pas un grand effet sur lui. Quand par contre il est immunodéprimé, ces antibiotiques sont d’une remarquable efficacité. Mais quoiqu’il en soit, dans les cas où la maladie s’accompagne de douleurs, il est recommandé de recourir à un anti-inflammatoire, histoire de soulager le malade. Dans certains cas graves, les antibiotiques sont sans effets. En pareille occurrence, les ganglions constituent une gêne susceptible de déboucher sur une maladie plus grave. L’unique moyen d’endiguer le mal revient donc à faire une ponction du ganglion. Quelques fois, il peut également être nécessaire de faire une mise à plat chirurgicale lorsque l’antibiothérapie se révèle inefficace. Intéressons-nous à présent aux complications de cette maladie.

Maladie des griffes du chat, quelles complications?

Bien qu’étant bénigne la plupart du temps, la maladie des griffes du chat présente parfois des complications plutôt graves.

Parmi celles-ci, figurent notamment:

  • Les complications neurologiques: En 1991, Margileth et Carithers furent les premiers à procéder à une description de cette catégorie de complications. Il semblerait que 0.17 à 2% des cas de maladie des griffes du chat débouchent sur ce type de complications. Elles sont beaucoup plus susceptibles d’atteindre les adultes, les adolescents, et les grands enfants. Leur apparition se fait généralement dans les deux mois consécutifs à l’apparition des adénopathies. Il est possible d’observer une multitude de signes cliniques en pareille occurrence. On peut notamment parler de convulsions pouvant survenir à des fréquences variables. Quelques fois, ces dernières peuvent entrainer un coma, ce qui montre à quel point le degré de gravité des complications neurologiques est grand. En dehors des convulsions, il existe d’autres signes cliniques. Des céphalées sont par exemple constatées chez les personnes atteintes, et peuvent quelques fois être très persistantes. Parfois, ces complications peuvent entrainer une perte de l’audition pouvant durer quelques mois. Hormis l’ouïe, la vue peut également être affectée, puisqu’une pathologie relativement nouvelle, la rétinite stellaire maculaire de Leber entraine chez le jeune adulte et l’enfant, une perte de vue unilatérale. Par chance, elle disparait dans une période de temps comprise entre 1 et 3 mois. Comme autre pathologie visuelle liée aux complications neurologiques de la maladie des griffes du chat, on peut aussi citer la névrite optique. Cette pathologie peut dans le meilleur des cas entrainer une cécité partielle, et au pire, la perte de la vision est totale. A cela, il faut également ajouter une sensation de léthargie. Outre les signes déjà énumérés, quelques cas d’hémiplégie sont également signalés, mais de manière beaucoup plus rare. Par chance, ces cas de figure ne durent que très peu de temps. Mais compte tenu des désagréments pouvant y être associés, il est vraiment souhaitable de ne pas y être confronté. Par ailleurs, lorsque suite à ces complications neurologiques, une aire cérébrale est atteinte, cela peut entrainer une aphasie, c'est-à-dire une espèce de mutisme qui peut durer plusieurs jours. De plus, les fonctions cognitives peuvent également être affectées, entrainant du coup quelques cas d’amnésie. La 6ème paire de nerfs crâniens peut également être atteinte d’une paralysie bilatérale. Bien que la liste des signes cliniques soit déjà longue, il y en a pourtant plusieurs autres à signaler. Il y a par exemple plusieurs types d’inflammations de la moelle épinière tels que les radiculites ou myélites. Et comme il est question de complications neurologiques, quoi de plus normal que de constater quelques problèmes au niveau des nerfs ? On peut notamment évoquer le cas de l’ataxie cérébelleuse qui est une maladie neuromusculaire entrainant un manque de coordination de la motricité volontaire, ainsi que celui des neuropathies par compression. Précisons que le statut sérologique joue un rôle déterminant dans l’apparition de certains signes cliniques associés aux complications neurologiques. Ainsi, les personnes vivant avec le VIH peuvent être atteintes de démence quand leur taux d’anticorps par rapport à l’agent pathogène est trop élevé.
  • L’endocardite: Il s’agit d’une maladie cardiaque pouvant découler ou pas de la maladie des griffes du chat. Quoiqu’il en soit, l’agent pathogène est également la Bartonella henselae. Bien que rare, cette maladie est souvent d’une grande gravité.

Voilà en gros ce dont nous pouvons parler à propos des complications de la maladie des griffes du chat. Par chance, lorsque l’on parvient à les détecter à temps, il est possible d’y faire face de manière efficace. Le malade peut alors guérir dans un délai pouvant s’étendre d’1 à 3 mois. Quoiqu’il en soit, compte tenu des désagréments qu’elle provoque et des complications susceptibles de survenir quand on en est atteint, il importe de se demander s’il n’existe aucun moyen médical permettant de s’en prémunir.

Maladie des griffes du chat, un mal inévitable

Il existe en ce monde un grand nombre de pathologies. Ceci dit, certaines de celles-ci sont évitables du fait de l’existence de vaccins. Tel n’est hélas pas le cas en ce qui concerne la maladie des griffes du chat. En effet, il n’existe à ce jour aucun vaccin permettant de s’en prémunir. Voilà qui aurait pu être particulièrement alarmant s’il ne s’agissait pas d’une affection bénigne. On peut toutefois prendre quelques dispositions afin d’éviter de contracter la maladie. C’est à ces dernières que nous allons sans plus attendre nous intéresser.

Maladie des griffes du chat, quelles mesures de prévention?

Dans l’absolu, il est impossible de rêver à une éradication définitive de la maladie des griffes du chat, puisque nous cohabitons au quotidien avec ces bêtes qui dans bien de cas, sont plutôt sympathiques. Ceci dit, quelques mesures de protection contre la maladie des griffes du chat permettent plus ou moins de s’en éloigner. Avant tout, il est essentiel d’éviter de se faire griffer par un chat. Certes le risque existe dès que l’on est en contact avec ces animaux domestiques, mais il faut tout de même faire attention. On peut par exemple prendre soin de bien se laver les mains après chaque contact avec des chats. Il faut aussi faire en sorte de toujours avoir un pansement sur les plaies lorsque vous avez des chats dans votre environnement. En effet, lorsque vous laissez vos plaies à l’air libre, elles sont susceptibles d’être léchées par un chat, ce qui pourrait vous contaminer.

Et si malgré toutes vos mesures de prévention, vous-vous faites quand même mordre ou griffer par un chat, désinfectez la plaie sans plus attendre. Pour les personnes pratiquant des professions à risque, c'est-à-dire celles au cours desquelles elles se trouvent souvent en contact avec des chiens ou des chats, les mêmes mesures s’imposent. Mais elles doivent en plus aménager leur cadre de travail de manière à toujours avoir un certain nombre d’éléments à leur disposition. Le nécessaire pour nettoyer les blessures ne doit jamais être bien loin. De plus, il est essentiel de toujours séparer les vêtements de ville, de ceux qui sont exclusivement destinés au travail. Ce faisant, on arrive bien vite à faire face à cette pathologie. En outre, il ne faut pas oublier que les enfants sont les personnes les plus atteintes par ce mal.

Du coup, il est essentiel de prendre un certain nombre de dispositions avec eux en les surveillant autant que possible lors de leurs contacts avec les chats.

On pourrait certes être tenté de faire en sorte qu’ils ne s’approchent jamais d’un chat, mais il s’agirait d’une erreur. Car le fait d’être en contact avec les chats tend à développer leur immunité naturelle, ce qui pourrait être salutaire en cas de survenue de la maladie.

Enfin, il faut toujours garder à l’esprit que cette maladie est transmise par les puces des chats. Il faut donc faire de façon fréquente, un traitement anti-puces aux chats et aux chiens afin qu’ils soient aussi sains que possible. Ce faisant, les risques d’attraper la maladie seront considérablement réduits.

La maladie des griffes du chat est une pathologie bénigne. Pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, elle peut avoir des conséquences très lourdes. Il est donc essentiel de bien la traiter lorsqu’elle survient, et de prendre les mesures préventives qui s’imposent pour éviter d’être infecté.

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Auteur: Michal Vilímovský (FR)
Formation: Étudiant en médecine, Troisième faculté de médecine, Université Charles, Prague
Date de publication: 19 avril 2014 22:27
Prochaine date de révision: 19 avril 2016 22:27
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